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Le monde que nous espérons

Le changement climatique, la migration et les crises économiques montrent que nous ne pouvons pas nous isoler du reste du monde dans notre oasis de prospérité. Le changement climatique nous concerne tous. Les tragédies migratoires en Méditerranée aussi. Apportons notre contribution pour que le monde soit accueillant pour tous, pour nos petits-enfants aussi bien que pour les populations du Sud.

NÉPAL • Un État fort, des maisons sûres

Pandav Adhikari (28 Jahre), Jyamire (Dorf nordöstlich von Kathmandu, in der Erdbebenregion), verheiratet, ein Sohn, Sozialarbeiter
Pandav Adhikari, 28 ans, de Jyamire (village au nord-est de Katmandou, dans la région des séismes), marié, un fils, travailleur social.
 
«Depuis la guerre civile, notre pays n’a toujours pas de Constitution et la corruption est l’autre grand problème. Pour cela, un fossé se creuse entre les dirigeants et le peuple quand il s’agit d’accès aux biens et de participation. Et nous sommes régulièrement frappés par des catastrophes: avalanches, inondations – et tremblements de terre. Les endroits et les maisons où nous vivons ne sont pas sûrs. À Sindhupalchok, où je suis travailleur social, les gens ont été surement touchés par le séisme en avril dernier. Beaucoup ont perdu des membres de leur famille, la plupart n’ont plus de maison. Il faudra des années pour que la région s’en remette. Je rêve que le Népal soit un État fédéral fort, avec une nouvelle Constitution et un gouvernement stable. Un pays où la loi est appliquée et où la corruption diminue en conséquence. Le fossé entre les puissants et les démunis doit se combler. Je rêve d’un avenir où les enfants des gens pauvres puissent aller dans de bonnes écoles et où tout le monde ait un logement sûr»

Propos recueillis par Bikram Rana
 

MADAGASCAR • Des politiciens compétents

Myriam Rasoamanahirana, Madagaskar
Myriam Rasohamanahirana, 37 ans, d’Ambohikely Imerintsaiatosika (village proche de la capitale),  mariée, trois enfants. Avec son mari, elle produit des figurines en fer-blanc entre autres pour le Fairshop Helvetas.

«Pour les Malgaches, je souhaite que plus personne ne vive dans la misère, qu’il y ait assez de travail et de meilleures conditions de vie. Pour mon village, je souhaite une route goudronnée, l’eau potable et l’électricité. Que les politiciens arrêtent de faire de longs discours sans résultats concrets: à leur place, je ne penserais jamais à m’enrichir, je m’engagerais pour le bien de la communauté et pour que la confiance règne entre la population et le gouvernement. Ce qui m’inquiète le plus? La corruption à tous les niveaux et l’insécurité»
 
Propos recueillis par Eliane Rakotondranivo
 

KOSOVO • Apprendre des autres grâce à Internet

Gent Thaçi, Kosovo
Gent Thaçi, 20 ans, de Pristina (capitale), célibataire, étudiant en informatique, cofondateur de la Tech-Community «FLOSSK – Free/libre open source Kosovo»
 
«Le système de formation du Kosovo laisse à désirer et le chômage est très élevé, surtout chez les jeunes. J’espère que les offres de formation seront meilleures, notamment dans le domaine technologique – car j’y vois un grand potentiel pour la création de nouveaux emplois. Mon rêve est que tous les êtres humains dans ce monde puissent se former en permanence, échanger et apprendre les uns des autres au moyen d’Internet»
 
Propos recueillis par Matthias Herfeldt

BOLIVIE • L’eau, la formation et les chances de travail

Leoncio Cuizara Ramos, Bolivien
Leoncio Cuizara Ramos, 34 ans, d'Acasio (village sur la face nord des Andes), marié, père de quatre enfants, ouvrier journalier dans le bâtiment et l'agriculture
 
«Dans notre commune, nous avons une végétation riche et aussi de l’or, du zinc, de l’argent et un peu de pétrole. Si nous exploitions ces richesses intelligemment, nous pourrions avoir un bel avenir. Mais l’eau devient rare. Les sources se tarissent mais nous travaillons à les préserver. Nous devons empêcher la culture sur brûlis et améliorer l’agriculture. Mon rêve est que la commune renforce la formation afin que nous ayons des diplômés et des techniciens au village. La formation est le meilleur chemin pour sortir de la pauvreté. Les choses évoluent. Les générations précédentes étaient plus pauvres. Les jeunes veulent une vie meilleure, mais c’est tragique qu’ils doivent émigrer pour cela. Il faut plus de travail pour les jeunes, des petites entreprises, de l’aide aux paysans. Ici nous cultivons d’abord pour notre consommation, mais quand nous vendons nos produits, nous n’en touchons pas un bon prix. En plus, nous avons besoin d’une meilleure liaison à la ville. Aujourd’hui, il faut trois à cinq heures pour y arriver»
 
Propos recueillis par Wendy Rivera

LAOS • Une bonne vie et la santé pour tous

Dae Chansouki, Laos
Dae Chansouki, 30 ans, de Suan-oy (village dans le nord du Laos), mariée, mère de cinq enfants, paysanne

«Pour l’avenir, j’espère que nous puissions vivre en bonne santé dans un village sans criminalité, où chacun a un revenu correct. Nous aurions assez à manger toute l’année, nous vivrions confortablement et les enfants pourraient aller dans une bonne école. Si j’avais mon mot à dire, je ferais en sorte de modifier l’attitude et le comportement de tous ceux qui ne contribuent pas au bien-être de la communauté»
 
Propos recueillis par Elizabeth Vochten

GUATEMALA • Humour et humanité

Royman Roblero Escobar, Guatemala
Royman Roblero Escobar, 24 ans, d'Escipulas Palo Gordo (petite ville dans le sud-ouest du pays), célibataire, chauffeur de taxi, membre du groupe des jeunes Paz Joven qui est soutenu par Helvetas.
 
«Je rêve de devenir clown. J’aime quand les gens rient. Parfois des personnes déprimées ou tristes montent dans mon taxi. Je mets alors mon nez rouge et je parviens souvent à les égayer avec mes blagues. Un monde dans lequel on rit est un monde meilleur. Je pourrais y contribuer comme clown. Je rêve d’une formation dans une école pour devenirclown. Mais je sais évidemment que le rire seul ne suffit pas. Pour l’avenir, mon rêve est de voir émerger une conscience humaine communautaire. Nous avons besoin d’exemples positifs pour cela, car nous n’apprenons pas de ce que nous entendons mais de ce que nous voyons. Un politicien peut être cultivé et puissant, mais il ne travaillera que pour son intérêt personnel s’il n’a pas de conscience»
 
Propos recueillis par Hanspeter Bundi

MYANMAR • Une vraie démocratie pour tous

Joon Tamah, Myanmar
Joon Tamah, 25 ans, de Ye (ville de l'État semi-autonome de Môn), célibataire, étudiant
 
«Plusieurs ethnies avec des contextes culturels différents vivent dans notre pays. C’est pourquoi nous avons la possibilité d’apprendre les uns des autres et d’échanger des idées. Mon plus grand désir est que le Myanmar devienne une véritable démocratie, dans laquelle toutes les ethnies puissent vivre dans l’égalité et l’autodétermination. Mais dans les régions de Shan et de Kachin, les combats entre les minorités ethniques et les troupes gouvernementales continuent. Je suis jeune et je me fais du souci car je ne sais pas si je vais trouver du travail. Je pense qu’il est important que le gouvernement résolve le problème du chômage. Par ailleurs, il faut qu’il décentralise le système éducatif. Si le gouvernement s’occupe vraiment sérieusement de décentralisation, la formation sera meilleure dans 15 ans. La prochaine génération en profitera et notre société se développera»
 
Propos recueillis par Min Nyan Seik

BANGLADESH • Protection contre l’eau de mer

Momataz Begum Bangladesh
Momotaz Begum, 25 ans, de Bisharighata (village dans le sud du Bangladesh), mariée, une fille, femme au foyer, présidente d'une association communale et membre du comité pour l'utilisation de l'eau.

«Je suis une femme simple de la campagne. Personne ne m’a jamais demandé quels étaient mes souhaits et mes soucis. Pas même mes proches ou mon mari bien-aimé. Dans mon rêve, les villages ont de bonnes routes et des ponts. Des digues protègent nos champs et nos pêcheries de l’eau salée qui vient de la mer avec les grandes marées. Nous avons une école, des instituteurs qualifiés et aucun enfant ne souffre de la faim. Les villageois ont du travail et peuvent acheter de la nourriture, des habits et du matériel scolaire. Les malades sont conduits au centre de santé en ambulance. Tout le monde a l’électricité et Internet. Je me fais du souci car ma famille n’a pas de revenu sûr. J’ai peur des tremblements de terre et des inondations. Nos maisons ne résistent pas aux tempêtes. Les femmes sont harcelées. Je rêve que tous s’entraident dans le village. Les responsables doivent présenter publiquement leurs décisions. Le droit et la justice doivent régner»

Propos recueillis par Abu Hena Mostofa Kamal
 

AFGHANISTAN • La paix et vivre sans peur

Gul Mirza, Afghanistan
Gul Mirza, 54 ans, Kaboul (capitale), marié, père de huit enfants, gardien et jardinier

«Pour notre pays, je souhaite d’abord la paix. Avec elle, les simples citoyens peuvent vivre une vie normale et sereine, sans peur. La paix permet à chacun de vivre bien. Comment l’amener? Il faut l’union entre les gens. Chacun doit pouvoir travailler, les enfants doivent pouvoir aller à l’école. La corruption doit être combattue. Nous avons besoin d’une vraie démocratie dans laquelle les femmes ont des droits. Je souhaite que mes enfants deviennent des adultes honnêtes et responsables, qu’ils apportent du soutien aux autres et qu’ils soient respectés. Je rêve d’un avenir meilleur pour tous les enfants»
 
Propos recueillis par Fatemah Shams

ÉTHIOPIE • Un village autonome

Tiwores Aderu, Äthiopien
Tiwores Aderu, 30 ans, de Fikire Selam (village dans la région de Wag-Hemra, dans le nord-est de l'Ethiopie), veuve, mère de deux enfants, paysanne
 
«Je rêve d’un village développé, vert et autonome. Je voudrais que nous arrivions à nous débrouiller sans soutien extérieur, car je veux faire partie d’une communauté qui sache prendre soin d’elle-même et qui offre des écoles et des soins à ses enfants. Mais ici nous n’avons chacun qu’un lopin de terrain montagneux à peine fertile. Le service agricole pourra-t-il nous soutenir pour que les  récoltes suffisent? L’eau est rare, il faut l’utiliser au mieux pour nos champs. Nous devrions travailler tous ensemble. Il existe chez nous un ancien système d’entraide que nous devons préserver et faire revivre pour freiner l’érosion de nos sols. C’est seulement ainsi que notre vie ira vers le mieux»

Propos recueillis par Ashenafy Bekele

BÉNIN • Autonomie au lieu de corruption

Denise Tchaba, Benin
Denise Tchaba, 42 ans, de Cotonou (capitale), mariée, mère de quatre enfants, vendeuse de légumes
 
«Pour l’avenir de mon pays et de mon village natal, je souhaite des routes consolidées. Pendant la saison des pluies, elles sont presque impraticables. J’aimerais que des poubelles soient installées au bord des routes pour limiter les tas d’ordures qui traînent. Je souhaite aussi que les femmes soient aidées dans leurs activités commerciales, afin qu’elles deviennent autonomes. Mon rêve est qu’il y ait davantage de centres de santé, d’électricité et d’eau potable dans ma région d’origine. Il y a trop d’insécurité dans mon pays! La corruption doit diminuer pour que la population ait accès à l’administration, au travail et à l’éducation. De plus, nous dépendons des pays du Nord puisque nos autorités les consultent toujours avant de prendre une décision. Le Bénin est un pays vraiment pauvre!»
 
Propos recueillis par Virginie Peytoureau

HAÏTI • Droits des citoyens et bons leaders

Antonine Antonine, Haiti
Antonine Antoine, 37 ans, de Beatrice (village dans la région de Petit Goâve), vit en concubinage, mère de quatre filles, commerçante

«Je souhaite que d’ici à 2030 Haïti soit définitivement entrée dans l’ère du progrès. Je suis consciente que mon pays ne pourra pas atteindre le niveau de développement des États-Unis, du Canada ou du Brésil, mais j’espère qu’il connaîtra d’ici là une situation sociale, économique et politique bien meilleure que celle d’aujourd’hui. Les droits des citoyens à la sécurité, aux services de base, au travail et au revenu doivent être assurés jusqu’en 2030. Nous avons besoin d’une nouvelle génération de dirigeants visionnaires, compétents, responsables et intègres, capables de faire face à nos deux plus grands défis: la corruption et le manque de sécurité»
 
Propos recueillis par Yolande François

KIRGHIZISTAN • Des enfants qui vivent avec leurs parents

Arapatkan Tokoeva, Kirgistan
Arapatkan Tokoeva, 33 ans, de Gulcho (petite ville dans le sud du Kirghizistan), veuve et mère de deux enfants qu'elle élève seule, institutrice et future femme d'affaires. 

«Pour mon pays, je souhaite la paix, la stabilité et le développement économique. J’aimerais que le Kirghizistan soit connu dans le monde pour sa magnifique nature, ses immenses montagnes, ses riches traditions et l’hospitalité de son peuple. Mais l’émigration a augmenté. Toujours plus de gens cherchent du travail dans un autre pays pour pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. Beaucoup d’enfants  grandissent sans leurs parents et sont souvent battus par leurs proches. Je rêve que tous les enfants puissent vivre heureux auprès de leurs parents. Si je pouvais changer quelque chose, je limiterais en premier les dépenses pour les mariages et les enterrements. On utilise beaucoup trop d’argent pour ça. Ensuite, j’encouragerais le tourisme, en particulier dans ma région d’Alaï, ce qui contribuerait au développement économique et culturel de notre pays. Nous devons protéger notre belle nature»
 
Propos recueillis par Jyldyz Niyazalieva