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Les films de l'été 2017

Lles films à l'affiche du Cinéma Sud 2017, comme autant de voyages dans des pays lointains, vous invitent à des projections sous les étoiles. La tournée de Cinéma Sud fait halte dans 19 villes de Suisse romande, entre le 26 juin et le 2 septembre 2017.

White Sun

Film de Deepak Rauniyar, Népal, 2016 (1h30). VO népali s.t. fr/all.

Couronné de quatre prix cette année au FIFF, le Festival International de Films de Fribourg, ce long métrage invite au coeur du Népal actuel, avec son histoire, ses espoirs et les obstacles à surmonter. C'est une belle allégorie, dessinant avec simplicité et subtilité la situation actuelle au Népal, réalisée sans didactisme, ni aucune lourdeur. Un constat lucide, qu’on pourrait penser pessimiste. Mais la chute inattendue et porteuse d'espoir du film est à l'image du pays, à la croisée des possibles. Raconter le Népal aujourd’hui, avec toutes ses contradictions et les défis que le pays doit relever est le défi que le jeune réalisateur Deepak Rauniyar a réussi, associant avec finesse grande et petite histoire.

Distribué par Trigon Film

Tanna

Film de Martin Butler et Bentley Dean, Australie, 2015 (1h05). VO nauvhal, s.t. fr./all.

Dans le village de Yakel, la perpétuation des traditions et des modes de vie anciens est primordiale. Ses habitants vivent en symbiose avec la nature. Mais tout n’est pas paisible pour autant. La tribu voisine, les Imedin, vient encore une fois de tuer un villageois. Pour les anciens, c’en est assez. Ils décident d'organiser une rencontre, présidée par les faiseurs de paix. Un accord est trouvé en promettant en mariage la jeune et belle Wawa au fils du chef des Imedin. Mais Wawa aime Dain, le fils du chef du village de Yakel. Les deux jeunes gens refusent l’accord et s’enfuient dans la forêt.

Tourné sur une île, parmi une population vivant éloignée de toute «civilisation moderne», avec des acteurs dont c’est la première prestation – et sans doute la dernière – confère une grande fraîcheur au film. Les deux réalisateurs, avant tout des documentaristes, ont su adapter le récit à l’environnement, travaillant le scénario avec les protagonistes, les laissant s’exprimer à leur manière devant la caméra, s’en remettant à eux pour que dialogues et attitudes correspondent à leur réalité de vie. Au final, un Roméo et Juliette universel, beau et émouvant, se passant dans le Pacifique.

Distribué par Trigon Film

Haevenly Nomadic - Nomades célestes

Film de Mirlan Abdykalykow, Kirghizistan 2015 (1h20). VO kirghize, s.t. fr/all.

Trois générations d’une même famille vivent dans une yourte spacieuse au milieu d’une vallée herbeuse entourée de sommets enneigés. Les traditions et un mode de vie centenaire se perpétuent, mais la conscience de leur fragilité est omniprésente. La sérénité apparente cache des drames et des tensions dans un monde menacé inéluctablement de disparaître, comme le signifie l'arrivée d’un bulldozer vorace balafrant le sol. Cette fois, l’homme est minuscule et sans défense. Pas de nostalgie mais une observation chaleureuse et empathique de la fin d’un mode de vie. Avec son premier film, Mirlan Abdykalikov offre une ode poétique qui subjugue par la beauté de ses images et la simplicité des émotions qui s’y expriment.

Distribué par Trigon Film
 

Barakah meets Barakah

Film de Mahmoud Sabbagh, Arabie Saoudite, 2016 (1h30). VO arabe, s.t. fr/all.

Barakah est employé de la municipalité de Djeddah. À ce titre, il chasse les comportements «inadéquats». Bibi, vlogueuse sur Instagram attire la clientèle pour la boutique de sa mère adoptive. mais comment se rencontrer dans un pays où les règles sont très strictes? L'Arabie Saoudite est sans doute le pays le plus improbable pour y fimer une comédie mais c'est bien le cas puisque il s'agit de jouer avec la transgression des codes, les rencontres incongrues et les enchaînements insolites. Bibi, belle jeune fille à l'esprit libre, a grandi dans une famille aisée. Barakah, issu d'un milieu modeste, fait partie d'une troupe de théâtre amateur qui répète Hamlet. Tout les sépare. Sur un ton léger, le réalisateur permet de se moquer de la rigueur religieuse qui fait de la vie quotidienne un univers kafkaïen et décrit une jeunesse ayant soif de liberté et d’ouverture au monde.

Distribué par Trigon Film

Rara

Film de Pepa San Martin, Chili, 2016 (1h30). VO espagnole, s.t. fr/all.

Sara, 13 ans, et sa petite soeur Catalina, vivent chez leur mère et sa compagne. Sara aime les garçons, bien qu’elles les trouvent bêtes le plus souvent. Encore petite mais au seuil de l’adolescence, elle pense mener la vie normale d'une fille de son âge. Ce n’est pas l’avis de son père, ni de son entourage. En cause, le fait que sa mère Paula vit avec une femme et non un homme. À la suite d’une petite dispute futile avec sa mère, Sara quitte la maison pour aller vers son père. Ce dernier saute sur l’occasion pour tenter de récupérer Sara et sa petite soeur. Rara tisse une suite d'événements à première vue sans importance, qui font la vie de tous les jours. Cependant un mot de trop ou maladroit et tout prend des proportions inattendues, ouvrant la porte à de nouveaux développements. À travers le regard de Sara, le récit ne prépare pas guère au dénouement final. Une comédie légère, mais incisive, qui ausculte une société encore conservatrice.

Distribué par Trigon Film

La saison des femmes

Film de Leena Yadav, Inde, 2015 (1h50). VO hindi, s.t. français.

En Inde, dans l'Etat rural du Gujarat, quatre femmes vivent dans un petit village écrasé par la sécheresse et par le poids des traditions, qui donnent tous les pouvoirs aux hommes. Rani, Lajjo, Bijli et Janaki parlent librement entre elles de tous leurs problèmes et tentent d'y trouver des solutions. Éprises de liberté, elles luttent contre leurs propres démons et rêvent d'un ailleurs, où l'amour serait possible...
Dans cette dénonciation d'une société archaïque, chaque héroïne incarne une part du féminisme. Pour être femme, on peut se marier et avoir des enfants. Ou refuser tout en bloc. Après deux longs métrages réalisés à Bollywood, Leena Yadav a bifurqué vers le film indépendant. Pour briser des tabous, elle montre ce que le cinéma indien, même alternatif, ne montre (presque) jamais: la violence conjugale, ou des corps dénudés. Un récit coloré et chaleureux qui force l’admiration.

Distribué par Pyramide Films

Flyer Cinéma Sud 2017

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