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Niger

Dans de nombreuses régions du Niger, les nappes phréatiques s'appauvrissent, tandis que la population augmente très rapidement. Grâce à des puits d’eau potable et des puits pastoraux, Helvetas contribue à réduire le manque d’eau dans le sud du pays et à populariser la notion du droit à l’eau.

De l’eau d’abord !

Le gouvernement nigérien définit le droit à l’eau comme le droit social le plus important de tous, mais dans beaucoup d’endroits du pays, il est encore lettre morte. Car à peine la moitié de la population a accès à l’eau potable. Les chiffres sont encore pires en ce qui concerne l’approvisionnement sanitaire de base : seuls 5% de la population disposent de latrines.

Le gouvernement souhaite changer cette situation et faire passer la part de la population ayant accès à l’eau potable à 80% (La proportion de la population ayant accès à une source d'eau potable serait de l'ordre de 60% en 2015 avec d'énormes disparités entre zones urbaines et rurales - seulement d'environ 40%). La Suisse et Helvetas sont des partenaires importants pour atteindre cet objectif. Au sud-ouest du pays, Helvetas a commencé en 2012 à construire de nouveaux points d’eau potable et à réparer les puits existants. En outre, elle édifie des latrines publiques et des latrines familiales. En 2014, 74'580 personnes ont eu accès à l'eau potable salubre sur un total visé d'environ 100'000 personnes.

De nouvelles possibilités d’abreuver les animaux permettent également d’améliorer la santé du bétail et de réduire les risques de conflits entre agriculteurs et éleveurs nomades.

Finalement, Helvetas participe au renforcement des compétences des autorités locales et à mieux former les fonctionnaires du secteur de l’eau. Car, outre la société civile, c’est à eux qu’il revient d’organiser le secteur de l’eau.

Niger: un pays entre Sahel et désert

L’essentiel des activités agricoles se concentre sur une mince bande au sud du pays, à l’exception de quelques oasis isolées dans le désert. Le reste de ce pays sahélien est désertique ou semi-désertique, seuls les nomades parviennent à y survivre à grand renfort d’ingéniosité. Depuis une trentaine d’années, un programme de reverdissement donne toutefois de surprenants résultats.

Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde, figurant au dernier rang de l’indice de développement de l’ONU. Situé à la bordure nord de la zone sahélienne, il est composé de vastes déserts et semi-déserts. L’agriculture n’est possible que sur une étroite bande dans le sud du pays, ce qui ne l’empêche pas de représenter la plus importante et souvent l’unique source de revenus pour la plupart des familles. Presque la moitié de la population vivent avec moins de 1,25 dollar par jour et leur survie dépend entièrement des eaux pluviales. Mais les pluies sont irrégulières: la moitié des précipitations entre 400 mm et 700 mm tombe en août, si bien que le pays ne souffre pas seulement de la sécheresse mais aussi d’inondations périodiques.

L’espérance de vie moyenne se situe à 54 ans. Un enfant sur six meurt avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans. Les raisons principales de ce haut taux de mortalité sont la malnutrition et l’eau insalubre. Le gouvernement s’efforce pourtant d’améliorer les conditions de vie de la population grâce à des investissements dans l’éducation et la santé, mais son budget limité ne laisse que peu de marge de manœuvre.

Cependant, le Niger peut se targuer d’un beau succès dans un autre domaine: en l’espace de 25 ans, 3 millions d’hectares de terre ont été reverdis par des acacias et 250 000 hectares sont à nouveau disponibles pour des cultures.
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  • Niveau de pauvreté

    46 % de la population vit avec moins de $1.90 par jour
  • Indice de développement humain par pays (ONU)

    187. rang 188
Source: rapport 2016 du PNUD sur le développement humain
  • Thèmes

    • Eau & assainissement